En Belgique, le mode de transport privilégié reste la voiture alors que la mobilité est catastrophique.
Quelques constats : par an, le citoyen perd en moyenne 51h dans les embouteillages, il se déplace en outre plus que ses voisins européens et, enfin, 98% des voitures immatriculées en Belgique ne roulent pas pendant 95% du temps.

Toutefois, il est à noter que, selon l’IBSR, la moitié des 16-34 ans opte pour une mobilité autre que celle financée par les services publics et cherche d’autres modes de déplacement que la voiture personnelle.

Dès lors, comment relever les différents défis de la mobilité de demain ?

Voici nos 12 propositions :

  • Repenser l’organisation de la vie quotidienne pour quitter le mode « tout à la voiture » ainsi que les déplacements.
  • Rendre les quartiers à leurs habitants en généralisant les zones 30 sur l’ensemble des voiries locales. Cette mesure nécessitera un renforcement des contrôles mais aussi une adaptation des infrastructures routières afin de favoriser les modes de déplacements doux.
  • Renforcer l’offre des transports en commun: en mettant en œuvre l’automatisation du métro, en créant des lignes de transports en commun à l’échelle métropolitaine et en augmentant le matériel roulant en Wallonie afin de permettre aux populations de se rendre à destination des centres urbains aisément
  • Réaliser l’intégration tarifaire des transports en commun en créant un titre de transport unique via support magnétique ou numérique.
  • Mettre fin à l’avantage fiscal lié aux voitures de société et encourager le covoiturage d’entreprises ainsi que le télétravail.
  • Réduire l’offre de stationnement en voirie dans les villes en combinant cette diminution avec la création de P+R (Park and Ride) en amont des entrées de villes et principalement autour des gares SNCB. Cela incitera les usages à utiliser des modes de déplacement doux.
  • Encourager la mutualisation des places de parkings de bureaux aux bénéfices des riverains.
  • Favoriser l’agrandissement des zones couvertes par les sociétés de voitures partagées. Actuellement, il manque un vrai cadre légal afin de favoriser le co-voiturage
  • Mettre en œuvre un « budget mobilité » permettant une réelle multimodalité.
  • Réaliser le passage d’une taxation automobile à la possession à une taxation à l’utilisation : instaurer la taxation kilométrique intelligente. A Bruxelles, le fruit de la taxation intelligente doit être reversé dans les infrastructures de transport. L’argent peut être ensuite réinvestie pour rendre davantage attractif les transports en commun.
  • Créer une dorsale wallonne cycliste.
  • Sensibiliser les écoles à promouvoir les vélos.