Comme de nombreux pays à travers le monde, la Belgique s’est engagée à éliminer les discriminations envers les femmes. Et pourtant, le combat avance peu, piétine, voire recul, à cause de nombreux stéréotypes bien ancrés au sein de nos sociétés. Outre des initiatives politiques, pour tendre à une égalité (presque) parfaite entre chacun.e, il est indispensable de changer nos attitudes et d’accepter nos différences de genre. Un message que nous porterons ce dimanche 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Des clichés qui s’installent dès la naissance 

Les stéréotypes, ça commence dès le berceau, lorsque l’on cherche un pyjama vert pour une petite fille. C’est vrai que les magasins ont deux rayons : un rose et un bleu. Pourtant, les bébés ont, par définition, tous la même morphologie… Puis, le bébé devient un enfant. Pour les petits garçons, il est impensable de leur donner une poupée. Quant aux petites filles, elles doivent attendre l’âge de jouer aux Barbie pour faire rouler une voiture.

Des clichés qui se développent en grandissant

Lors des pauses à l’école, les garçons utilisent surtout les cours de récré pour jouer au football. Pendant ce temps, les filles restent sur le côté, à papoter. Il ne faudrait pas qu’elles veuillent taper dans un ballon parce que les filles, c’est nul au foot ! Mais pourquoi ces mêmes garçons sont obligés d’être courageux et forts ? Oui, ils peuvent être tristes et sentimentaux, sans être des fragiles pour autant. Quant aux filles, elles ont plus d’ambition que les strass et paillettes (désolé de te décevoir si tu pensais le contraire).

Des clichés qui se transforment en inégalités à l’âge adulte

Tu es un.e jeune adulte ? Tu cherches un emploi ? Prépare-toi à être questionné.e sur tes projets de famille. Selon le genre, cette question paraîtra attentionnée (ou pas) car qui dit être mère dit : congé de maternité et enfants malades. Une réalité peu envisageable pour un boss. Pour les hommes, ils n’ont pas le droit de s’impliquer à fond dans l’éducation de leur enfant. Par conséquent, ils laissent toute la charge à la maman et de mauvaises habitudes se créent. Concernant les salaires, on estime à 11% l’écart entre les femmes et les hommes. Et si l’on analyse les raisons, dans 54% des cas, cela ne repose ni sur des caractéristiques professionnelles (métier, contrat) ou personnelles (études, ancienneté) ni sur la situation familiale des personnes (enfants ou non). Ces inégalités salariales ne s’expliquent donc pas. 

Des clichés qui concernent tous les domaines

Ces stéréotypes peuvent s’immiscer dans toutes les sphères de la vie personnelle : activités, tenues vestimentaires, attitudes, etc. Par exemple, une jeune fille mécanicienne a de fortes chances de ne pas être prise au sérieux. Pour pratiquer une activité physique, en plus de devoir faire un “sport de fille”, on demande aux femmes de porter une tenue bien précise qui soit ni trop habillée, ni trop déshabillée non plus. Pourtant, un hobby devrait juste être une activité dans laquelle on s’épanouit et où l’on se sent bien. Force est de constater que toutes ces libertés sont encore loin d’être acquises.

#Range ton cliché

Tous ces stéréotypes de genre conduisent à des inégalités intolérables alors que nous entamons une nouvelle décennie. Même si le travail politique en la matière est important, il est loin de suffire.
Le développement d’une société inclusive passe par une remise en question de nos attitudes. A cette fin, les DéFI Jeunes sont convaincus que l’éducation a son rôle à jouer. Pour détruire ces clichés, il est essentiel que, collectivement, nous sensibilisions ceux qui nous entourent, ouvrions nos esprits et démontions ces stéréotypes d’un autre temps. Instaurons une égalité des genres, dès le plus jeune âge, afin que l’éducation des filles et des garçons soient égalitaires, permettant ainsi une vraie égalité des chances pour tous les genres.

Porte ce message avec nous, ce dimanche 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes !

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