La légalisation de la vente des drogues douces, un cap à franchir !

Vous êtes nombreux à nous avoir contactés en janvier concernant notre positionnement vis-à-vis de la légalisation de la vente de cannabis. Ces questions étaient on ne peut plus légitimes, en regard de l’actualité.

A l’occasion du débat organisé fin décembre par le journal Le Soir entre les différents présidents des jeunesses politiques, Jérôme De Mot s’est clairement prononcé en faveur de la légalisation de la vente du cannabis.

La position des Jeunes FDF sur cette question se veut sans équivoque. Nous considérons qu’il s’agirait d’une avancée législative significative qui permettrait de mieux contrôler les produits consommés par le public, et donc de limiter les risques liés à la santé.

D’autre part, soumettre le cannabis à accises rapporterait à l’Etat fédéral une manne importante. La récolte de ces taxes permettrait de réinvestir cet argent afin de prendre les mesures nécessaires, en termes de santé publique, par exemple. Il faut également tenir compte des économies substantielles faites concernant les effectifs de police qui s’attèlent au quotidien à l’application de la loi actuelle.

Enfin, et ce n’est pas l’argument qui pèse le moins lourd dans la balance, si le gouvernement se décide à encadrer la vente du cannabis, l’Etat lutterait par la même occasion contre le marché noir. Quel meilleur moyen envisager pour couper les circuits criminels que celui de la légalisation ?

Les Jeunes FDF encouragent le gouvernement à étudier attentivement le sujet. Les enjeux de santé publique, de fiscalité et de sécurité sont indéniables.

Clin d’oeil à Barack Obama qui a salué la décision du Colorado et de l’Etat de Washington de légaliser la marijuana et qui a affirmé dans une interview au magazine The New Yorker ce dimanche:

« Comme cela a été révélé, j’ai fumé de l’herbe lorsque j’étais enfant et je considère cela comme une mauvaise habitude et un vice, pas très différent de celui des cigarettes que j’ai fumées lorsque j’étais jeune et jusqu’à un âge avancé de mon existence d’adulte. Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l’alcool. » Lire cet article sur Le Monde

Jérôme De Mot