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La journée internationale des étudiants:

un petit bout d’histoire

Le 17 Novembre, c’est la journée internationale des étudiants. Cette date-clé rend hommage aux étudiants qui ont uni leurs forces pour faire changer les choses.

Le 17 novembre 1939, le régime nazi a réprimé fortement une manifestation étudiante anti-occupation, à Prague. Ce jour-là, des milliers d’étudiants ont été déportés dans des camps de concentration tandis que les occupants fermaient toutes les universités tchèques. Par la suite, d’autres “17 novembre” ont marqué l’histoire du mouvement étudiant comme par exemple, en 1973, le soulèvement des étudiants grecs contre le régime des colonels. Ces événements ont été marqués par la mort et l’emprisonnement de nombreux étudiants en quête d’un monde plus juste.

Pourquoi se rassembler ce 17 novembre 2012 ?

Cette journée est devenue celle des étudiants qui, à cette date, revendiquent aux quatre coins du monde leurs priorités. C’est donc cette date que nous avons choisie pour mettre en avant notre mot d’ordre “ L’enseignement comme réponse à la crise ”.

D’autres organisations étudiantes en Europe ont aussi fait le choix de se mobiliser ce jour-là pour faire de l’enseignement une priorité politique en cette période de crise.

Notre enseignement est-il en crise ?

En quarante ans, le financement par étudiant ainsi que le taux d’encadrement, ont été divisés par deux. Ce désinvestissement des pouvoirs publics dans l’enseignement supérieur provoque une baisse de sa qualité. Certains établissements souffrent d’infrastructures en mauvais état et de matériel désuet.

De plus, le personnel enseignant est insuffisant pour encadrer les étudiants, toujours plus nombreux. Ces différents facteurs débouchent sur des situations problématiques comme des classes surpeuplées, des horaires surchargés ainsi qu’un taux d’échec important.

Par ailleurs, les effets de la crise se font ressentir dans tous les domaines et les étudiants ne sont pas épargnés. Les demandes de bourse ont augmenté de plus de 25% depuis 2010. Le nombre d’étudiants s’adressant au CPAS a doublé cette année en Wallonie et triplé à Bruxelles. Pour ne rien arranger, les pouvoirs publics planifient une nouvelle série de coupes budgétaires. Or, les problèmes auxquels l’enseignement fait face ne seront pas résolus par des mesures d’austérité.

Evolution du budget alloué à l’enseignement:

Croissance réelle des dépenses par élève/étudiant dans les différents niveaux d’enseignement, en Communautés française et flamande, sur la période 1991-2007 (%).

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Sources: Budgets des dépenses des Communautés française et flamande pour les exercices 1991 et 2007 ajustés, données de populations scolaires issues de l’ETNIC et du Cref ainsi que du site internet de l’enseignement flamand; calculs CERPE.

En quoi l’enseignement peut-il être une réponse à la crise ?

L’enseignement est un vecteur conséquent de développement, de cohésion sociale et d’évolution dans toute société. Il est donc d’autant plus important d’en faire une priorité politique en période de crise.

Plusieurs études récentes démontrent que l’enseignement est un élément important de la société dans lequel il est primordial d’investir. Pourtant, la part du PIB dédiée à l’enseignement supérieur est de 1,3% en Belgique alors que la recommandation de l’Union européenne est de 2%.

De plus, le rapport de 2012 de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) démontre que pour 1€ investi publiquement dans les études supérieures, l’Etat récupère jusqu’à 4€ par le biais des impôts. Investir dans l’enseignement est donc nécessaire mais aussi rentable !

Par un refinancement public, notre société peut garantir un enseignement de qualité et accessible à tous, encore plus nécessaire en temps de crise.

En effet, le sous-financement chronique incite les établissements à réduire la diversité

de l’enseignement, diminuer le taux d’encadrement et à réduire toutes les dépenses

“non-rentables” comme les dépenses sociales. Les établissements peuvent être tentés d’aller chercher l’argent ailleurs, notamment par des partenariats avec des acteurs

du secteur privé.

Ce processus pose question car la privatisation peut mener à une augmentation du coût des études et le manque d’impartialité des acteurs privés peut orienter le contenu pédagogique des cours ainsi que la recherche. L’enseignement se doit d’être indépendant des intérêts économiques pour parvenir à former des citoyens critiques, responsables, actifs et solidaires.

L’enseignement en Belgique est-il déjà touché par la crise ?

Le financement de l’enseignement supérieur est resté constant depuis 1970 alors que le nombre d’étudiants a doublé. Le choix de ne pas financer l’enseignement à hauteur de ses besoins démontre que ce n’est pas encore une priorité politique en Belgique. Actuellement, le contexte général de crise laisse craindre une persévérance dans cette dynamique de sous-financement de l’enseignement belge.

Déjà notre système scolaire est touché par les mesures d’austérité. L’Etat vient d’annoncer que le budget destiné à l’enseignement obligatoire sera privé de 23 millions, en 2013. Cette économie sera réalisée en puisant principalement dans le budget des subventions accordées aux établissements et dans le report de mesures de refinancement.

Les caisses de l’état sont vides, n’est-ce pas le moment

de tous se serrer la ceinture ?

Actuellement, la plupart des dirigeants de la zone euro font passer l’austérité pour la seule solution. Cependant, de nombreux économistes, comme Joseph Stiglitz, s’opposent à cette théorie : “L’austérité n’est pas la solution. Elle ne permet pas aux gouvernements d’aider les entreprises à passer de la vieille économie à la nouvelle.

Au contraire, elle limite leur soutien”, affirme le Prix Nobel de l’Economie. De plus, les chiffres avancés par l’OCDE soulignent que l’enseignement est un investissement rentable, à moyen et long terme. Dans le contexte actuel de crise, faire de l’enseignement une priorité politique a donc tout son sens.

Envie de participer à cette journée étudiante ?

Alors rejoins-nous le 17 novembre, à 14 h 00

au Rond-point Schuman à Bruxelles.

Au programme de la journée: Action symbolique, discours de représentants

étudiants européens, village associatif, ambiance festive, DJ’s…

Nos revendications:

Cette journée sera l’occasion de revendiquer :

• L’enseignement comme priorité politique;

• Un enseignement de qualité pour tous, organisé et financé publiquement;

• L’augmentation du financement public à hauteur de 7% du PIB, dont 2 %

à l’enseignement supérieur tel que recommandé par l’Union Européenne.

Nous refusons de considérer l’austérité et les politiques de court terme comme uniques réponses à la crise. Nous revendiquons un projet de société qui vise le long terme et la durabilité par le biais d’un enseignement de qualité pour tous. Cette revendication, portée par différents mouvements étudiants, à travers le monde, crée une solidarité étudiante internationale que nous voulons mettre en avant.

LA FEF, pour la défense des droits étudiants

En tant qu’étudiant, tu as des droits. La Fédération des Etudiants Francophones

est là pour les défendre et te représenter !

A long terme, la Fédération vise un enseignement public, de qualité, gratuit et accessible à tous. Pour y parvenir, la FEF encourage et soutient les étudiants pour qu’ils aient un rôle actif et participatif toujours plus important au sein de leurs établissements.

La FEF se veut présente et proactive sur la scène internationale. Elle a tissé de nombreux liens avec des fédérations étudiantes étrangères. Le 17 novembre sera l’occasion de s’inscrire dans ce mouvement de mobilisations étudiantes qui auront lieu dans le monde entier.

La FEF et ses partenaires

Pour cette journée, la FEF s’est entourée de partenaires

issus du monde étudiant au niveau national et international

dont la VVS – Vlaamse Vereniging van Studenten (le syndicat étudiant flamand)

et l’ESU – European Student Union (la fédération des étudiants européens).

contact

campagnes@fef.be

Tu veux en savoir plus ?

www.17novembre.be

www.fef.be