STOP aux trains bondés du dimanche soir!


Chaque dimanche soir, c’est le même cirque ! Des centaines d’étudiants s’entassent, comme du bétail, dans les trains de la SNCB qui les ramènent vers les villes universitaires. Pour DéFI, DéFI Jeunes et les Amis du Rail, cette situation n’a que trop duré ! Le parti amarante et l’association de défense du rail viennent de lancer la campagne « Je ne suis pas une vache ! ».

« Dimanche dernier, à Arlon, nous avons embarqué dans le train IC pour Bruxelles de 18 h 32 et sommes allés à la rencontre des étudiants afin de les inviter à nous envoyer leurs coups de gueule, leurs témoignages ou encore leurs photos de situations chaotiques vécues dans le train. S’ils en ont marre, c’est le moment de le faire savoir ! Pour entrer en contact avec nous, les étudiants disposent de plusieurs canaux : un site web, une page Facebook, un compte Twitter et un compte Instagram. Par ailleurs, des capsules vidéo seront également enregistrées dans le train en vue d’animer nos différents supports. Ce dimanche, nous avons réitéré l’opération. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la situation est particulièrement catastrophique jusqu’à Namur », détaillent Jonathan Martin et Isabelle Noël (respectivement vice-président exécutif et secrétaire régionale wallonne de DéFI).

Alors que la SNCB élabore actuellement son nouveau plan de transport, annoncé pour le mois de décembre, les initiateurs de la campagne entendent bien mettre la pression sur le ministre Bellot afin que le sort de la jeune clientèle de la SNCB soit enfin pris en compte et que les étudiants ne demeurent pas les grands oubliés de l’entreprise publique.

« La SNCB ne peut plus continuer à snober la masse des étudiants, les navetteurs de demain, tandis qu’elle projette d’améliorer le confort en première classe au bénéfice de quelques privilégiés », martèle François Hotton (membre du CA de DéFI Jeunes et responsable de l’événementiel au sein de l’association).

Les premiers témoignages reçus sont édifiants. 

Épinglons, par exemple, le récit d’Éléonore : « Dimanche 16/09. J’ai la mauvaise idée de prendre le train qui part à 18 h 48 de Marbehan et qui est censé arriver à 20 h 57 à Liège-Palais. Le train arrive avec 16 minutes de retard. Tous les wagons sont archipleins. Beaucoup de personnes doivent rester debout, près des portes. Il est quasi impossible de passer à cause des nombreux bagages qui s’entassent dans l’allée (il n’y a presque aucun emplacement pour les entreposer). Nous sommes même obligés de les empiler dans les toilettes, empêchant quiconque de s’y rendre si le besoin s’en fait sentir. A cause du retard, la correspondance à Marloie n’est pas assurée. On doit pousser la route jusque Namur pour effectuer le changement. A 21 h 35, j’arrive enfin à Liège-Palais, complètement éreintée et maudissant la SNCB. »

Cécile, de son côté, postera sur le compte Facebook de l’action une photo du couloir, particulièrement encombré, de son wagon. « Quand tu as un abonnement  de 1ère classe pour espérer avoir une place assise mais que tu ne sais pas atteindre le wagon de 1ère classe », ajoutera-t-elle.

Maryse, quant à elle, est maman. Elle nous parle du calvaire de ses enfants : « Cela fait plus de 5 ans que mes enfants sont confrontés aux problèmes de la SNCB, le dimanche et le vendredi. Que ce soit Arlon-Louvain-la-Neuve, Arlon-Liège ou Arlon-Floreffe. Trains bondés, bagages entassés, retards incalculables, gros soucis avec les correspondances. Et ne parlons pas de certains étudiants malades qui vomissent dans les allées (donc sur les bagages des autres), faute de pouvoir atteindre les toilettes. »

Qu’est-ce que les organisateurs prévoient pour la suite ? « La campagne s’étalera sur plusieurs semaines et réserve quelques surprises. La récolte des témoignages n’est, en effet, que la première phase. Toutefois, je peux déjà vous dire que l’opération prendra fin avant la Saint-Nicolas, avec une visite au ministre Bellot », répond Cédric Barbiaux (président de la Section locale DéFI de Namur). Et Serge Sainte (vice-président provincial de DéFI pour le Sud-Luxembourg) d’ajouter que « le travail mené sur le terrain s’accompagnera d’initiatives parlementaires de la part des députés fédéraux DéFI ».

Envie de nous laisser ton témoignage et/ou nous envoyer tes meilleures photos via l’un des moyens de communication mis en service pour l’occasion :

– Un site web : www.pasunevache.be (+ help@pasunevache.be)

– Un compte Facebook : facebook.com/pasunevache

– Un compte Twitter : twitter.com/pasunevache

– Un compte Instagram : instagram/pasunevache

Retrouve quelques photos de cette campagne ici :

 

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