Agroécologie, un mot qu’on entend de plus en plus souvent (inventé en 1928 par l’agronome Basil Bensin) pour désigner les pratiques agricoles qui lient l’agronomie (science de l’agriculture) et l’écologie (science de l’environnement).

Il s’agit donc d’un mode d’agriculture alternatif à l’agriculture industrielle. Il existe une multitude de définitions car il y a plusieurs modèles d’agroécologie (le plus connu chez nous est celui de Pierre Rabhi).

Pourquoi changer de modèle ?

Face aux changements climatiques, la nécessité de développer des modèles de société durable bouscule les modèles agricoles actuels. Depuis 30 ans, la nécessité d’orienter les pratiques agricoles dans le sens de la recherche d’une agriculture durable s’impose. Le processus s’est brutalement accéléré dans la dernière décennie du fait :

  • D’accidents climatiques spectaculaires,
  • De la crise alimentaire de 2007-2008 aux conséquences importantes en Afrique et au Moyen-Orient,
  • De la multiplication des cas d’épizooties[1] faisant craindre une pandémie.

En 2010, la FAO (Food and Agriculture Organisation) a lancé une « alliance globale pour l’agriculture intelligente face au climat », à la fois consortium d’acteurs pour le nouveau modèle agricole et reconnaissance explicite des impasses du modèle précédent. Le rapporteur des Nations unies pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter a, dans son rapport annuel, popularisé le terme d’agroécologie pour désigner un modèle alternatif susceptible de répondre aux crises économiques, sociales et écologiques.

[1] Epizootie : maladie qui frappe toute une espèce animale dans une région donnée.

Pour en savoir plus le modèle de l’agro-écologie et sur les nombreux enjeux qu’elle recouvre, consulte notre Mag n°13 (pp.10-15).